Les 24h du Castellet 2016

Les 24h du Castellet 2016

Quinze jours seulement après les 24h de l’INSA, me voilà de nouveau engagé dans une course d’endurance 24h en Solo. Cette fois-ci le rendez-vous est fixé au Castellet, sur le célèbre circuit de Paul Ricard ! J’ai pour objectif les 600 km et de savoir si je peux récupérer en si peu de temps pour enchaîner deux courses d’endurance en 2 semaines. Le cadre est génial, les montagnes qui nous entourent c’est magnifique.

Comme d’habitude, une longue attente dès le départ s’opère. Les vélos d’un côté, les coureurs de l’autre. Le but étant de traverser la piste pour le départ. Les cyclistes en Solo démarrent toujours à la fin… ce qui complique les choses pour intégrer un peloton dès le départ. Il faut se mettre un peu dans le rouge pour pouvoir rattraper quelques groupes. Pour ma part, il me faudra 1 tour pour trouver un beau peloton, à l’images des photos ci-dessous j’ai tout de même du faire un petit sprint dans la ligne droite des stands pour recoller.

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Une fois le peloton intégré, je regarde un peu qui il y a dedans. Nous sommes une trentaine, ce qui est quand même vraiment pas mal. Quelques solo sont là, mais surtout des équipes de 4 et 6. Je récupère un peu et essaye de m’abriter pour ne pas me fatiguer, la course va être longue et le rythme est très, très élevé… Les premiers tours sont à 40-45 km/h de moyenne !

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Je me retrouve assez vite en tête du groupe avec 2 ou 3 solos. Les coureurs des équipes de 4 ou 6 présentent ne veulent pas rouler. Je reste donc en tête comme cela j’ai les meilleures trajectoires. Seulement je sens après 2 tours que je ne pourrais jamais tenir en fonctionnant ainsi. Je demande à ce que derrière ça prenne le relais. Personne n’arrive à s’organiser pour qu’on soit plusieurs à relayer… quelques uns décident de rester devant, dont pas mal de solo. Je me laisse glisser petit à petit au milieu du groupe et je reste à l’abris comme ça.

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Après l’heure de course, le peloton dans lequel j’étais explose et plus de la moitié passent le relais. Nous ne sommes plus qu’une petite dizaine séparés de quelques centaines de mètres. La jonction mettra presque 1 tour à se faire et le rythme ne faiblira pas. C’est un peu plus difficile de s’abriter du mistral omniprésent dans un petit groupe.

Je décide de m’arrêter au bout de deux heures et 75 km déjà parcourus. Une moyenne de 37,5 km/h sur deux heures, bien trop pour un Solo en course d’endurance… C’est d’ailleurs la raison principale pour laquelle je me suis arrêté. La seconde raison, ce sont des nouveaux relais passé, je me serais retrouvé quasiment tout seul et avec le vent qui ne s’arrêtera jamais, c’est très embêtant. L’arrêt ne durera même pas dix minutes, juste le temps de voir mes parents qui étaient revenus de balade et de remplir mes gourdes. J’ai faim, je grignote deux pains au lait jambon/Kiri et je repars. Mais depuis la veille, même après les repas mon ventre réclamait. Une sensation désagréable sur le vélo…

15h52m49s_CBU4334 16h04m49s_CBU4499 16h30m41s_EGD_9719 16h48m07s_CRI7161_FINAL 16h48m10s_CRI7162_FINAL 16h48m11s_CRI7163_FINAL 16h48m12s_CRI7164_FINAL 16h54m49s_CRI7303_FINAL 17h01m26s_CRI7449_FINAL 19h54m47s_CBU5164 19h54m57s_CBU5165 19h55m21s_CBU5167

Pendant les 2 heures qui suivent, je roulerais seul, je n’arrive pas à trouver de roue et cela s’avère compliqué pour moi. Je garde tout de même un bon rythme puisqu’au terme de ces 4 heures, j’aurais parcourus déjà 130 km. J’ai toujours faim… après 1h30 encore je décide de m’arrêter de nouveau. Cette fois-ci je fait un repas presque… Je suis rassasié à 80%, de quoi me rassurer et je repars de nouveau avec les bidons pleins. J’ai alors parcourus à ce moment-là 175 km.

Un arrêt bénéfique puis-qu’à mon retour en piste, j’intègre immédiatement un groupe de 20-25 coureurs. Nous roulerons comme ça pendant environ deux heures avant que je ne décide de m’arrêter pour manger un plat de pâtes chaudes pour commencer sereinement la nuit. J’ai alors 230 km au compteur. Le groupe d’ailleurs établira de nombreux relais et se brisera en plusieurs duos/trios. Le crépuscule, puis la nuit ne tardera pas à tomber.

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Une heure d’arrêt pour ce quatrième arrêt pendant lequel je décide d’aller voir le service d’ostéopathes. Cela me donne déjà un total de 2 heures à l’arrêt. Je roule pendant 1h environ ensuite, mais la pluie s’est mêlée à la course et pendant que j’étais en piste, ma douleur au genou s’est réveillée à cause de l’humidité… À la mi-course j’ai déjà parcourus 293 km. Je ferais ensuite un arrêt de 2h30 où je suis retourné voir les ostéopathes et de changer de vêtements pour enfiler des secs. J’en profite pour boire du chaud et manger quelques trucs salés et sucrés.

09h01m44s_CBU6099 09h23m39s_CBU6336 09h29m41s_EGD_3000 09h37m13s_EGD_3134 09h45m03s_EGD_3276 09h45m04s_EGD_3277

Je décide de repartir mais cela ne durera que quarante-cinq minutes où j’emmène un groupe d’une quinzaine de coureurs. Personne n’est capable de prendre de relais. Je vois que nus roulons en file indienne, je prend donc les plus belles trajectoires possible, sans relance comme à mon habitude. Je me ferais d’ailleurs féliciter pour les mêmes raisons qu’à l’INSA : « une belle roue à prendre »; « des trajectoires parfaites »; « un rythme régulier qui est agréable »; « pas de relance en sortie de virage ». Tout cela fait plaisir, mais la douleur au genou est toujours présente…

Je décide de m’arrêter puisque tout le monde derrière a passé le relais au tour précédent sauf deux coureurs qui s’arrêterons en même temps que moi. L’arrêt durera ce coup-ci 2h15, j’ai dormi 1h un peu comme je le pouvais (d’ailleurs de remercie Cro Rois Team Bourdonnec, dossard Solo n°145 et sa famille pour nous avoir permis d’utiliser leurs sièges, table etc.) et j’ai de nouveau changé de vêtements afin d’être au sec. Peu avant 9h je suis repartit en piste avec le soleil mais la pluie et le brouillard allait revenir à la charge très rapidement !

Un coup seul, un coup en groupe… je roulais à bonne allure pendant 1h45 avant d’effectuer mon dernier arrêt ostéopathe et de remplir les gourdes. J’ai discuter un peu avec des coureurs qui ont réalisés des expériences assez rigolotes mais avec de bonnes idées. Je repars mais décide de faire un dernier arrêt à 1h de l’arrivée pour mettre quelque chose de sec. Le soleil était revenu.

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Je serais souvent seul pendant cette dernière heure de course, les jambes sont lourdes et nous discutons tous les uns avec les autres lorsqu’on dépasse ou se fait dépasser. J’aperçois un groupe devant moi et je décide de faire un dernier effort pour être à l’intérieur pour la dernière demie heure de course.

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L’arrivée n’est pas vraiment celle que j’aurais souhaitée, je suis déçu de ce qui m’est arrivé puisque je n’aurais parcourus que 414,2 km sur les 600 initialement prévus et une 35e place sur 48 dans la catégorie Solo seulement… Je sais que je n’y peut rien, les jambes étaient là mais la pluie et l’humidité qui ont réveillées la douleur fait partie de la course. J’ai tout de même terminé ce que j’avais commencé, la tête n’était pas vraiment là, mais cela me servira pour mes prochaines échéances. Une course très difficile avec le mistral. La pluie n’a pas été un problème, j’ai l’habitude de rouler dessous et j’aime assez bien d’ailleurs, mais ce que je déteste par dessus tout c’est bien le vent !

L’endurance 6h qui a intégré la course à 9h du matin a été très dangereuse… les coureurs ne respectaient (pour ceux qui jouaient des podiums) pas les autres cyclistes, allant même jusqu’à les éjecter en dehors de la piste alors que cela faisait déjà 18h que nous avions commencés nous, et la lucidité n’était plus la même… Mais je tenais tout de même à remercier l’organisation qui a été irréprochable, c’est prometteur pour la suite !

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peut-être à l’année prochaine !

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