Les 24h du Mans 2015

Les 24h du Mans 2015

Cette aventure, oui… je donne bien le nom « d’aventure » à ce périple, puisqu’il n’aura été à aucun moment sans Histoire. Dès le mercredi soir, persuadé que j’avais rangé mon certificat médical à un endroit précis… pas moyen de remettre la main sur ce dernier. Le reste des affaires étant prêtes, je décide tout de même d’y aller après avoir un moment penser à renoncer : le certificat étant obligatoire pour l’épreuve.

Réveil assez tôt en ce jeudi matin pour aller prendre un TER à Perrache depuis mon domicile jusqu’à Givors Canal. Un gros packtage sur le dos (quelques 25 kg) assemblé avec des tendeurs… folklorique!

J’arrive ensuite à Givors Canal où un co-voitureur a accepté de me prendre avec un vélo derrière son véhicule (cela m’évite de devoir traverser Paris pour aller d’une gare TER à une autre). Le conducteur (Guillaume) étant un cycliste, et connaissant l’épreuve puisque des amis à eux (avec sa compagne Maëlle) ont déjà participé à ces mêmes 24h du Mans Vélo, nous discutons un peu de vélo tout au long du trajet jusqu’au Mans. Une troisième passagère, qui elle est femme d’un commissaire moto de l’épreuve prend part à cette dernière. En milieu d’après-midi nous sommes arrivés à Teloché, au sud du Mans (endroit de dépose convenu au préalable). Je suis alors à 12 km du premier camping puisque celui du Houx (officiel des 24h) n’ouvre que le lendemain à 10h.

Durant la matinée, j’ai tenté de joindre mon médecin pour faire faxer mon certificat… mais ce dernier étant en vacances, impossible de l’avoir. J’ai pu avoir un rendez-vous avec un médecin à côté de mon camping, qui m’a très gentiment en fin d’après midi pris entre deux clients. L’installation dans ce premier camping s’est faite de belle manière puisque j’avais le choix de l’emplacement autour d’un des trois lacs de ce magnifique domaine, les photos parleront d’elles-mêmes.

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J’ai donc pris le temps d’en faire le tour, mais également de profiter de cet espace au naturel (à voir les animaux sauvages présents) qui est vraiment propice au calme et à la détente. D’ailleurs, c’était la semaine du « Camping à l’ancienne » avec de nombreuses vielles voitures et caravanes placées au fond du camping pour passer un dernier weekend comme à l’époque. De quoi donner le sourire.

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Avant de me coucher, j’ai dû demander au camping-cariste de me prêter un chargeur de téléphone ayant oublié le mien. La nuit fût trop courte à mon goût, mais nous voilà vendredi matin et c’est le moment de faire pour la première fois ses affaires pour rejoindre les abords du circuit et le camping officiel du Houx. J’ai alors 9 km à faire pour le rejoindre (toujours avec ce packtage qui commence à me peser sur les épaules). Premier arrivé, premier servi… voilà les règles d’emplacement dans ce nouveau camping. En même temps, avec ma simple tente, je n’aurais pas trop de mal à trouver une place. Mais plus vite je serais posé, plus vite je pourrais prendre mes marques.

J’ai donc trouvé un emplacement à l’entrée du camping (après presque un quart d’heure à chercher un bon endroit sachant qu’il allait pleuvoir durant le weekend), au milieu de quelques arbres, à l’abri du soleil pour une grande partie de la journée et pas dans un trou qui inonderait ma tente. Je suis resté quelques temps à observer tout ce qu’il se passait autour de moi, voyant des caravanes, des camping-cars ou encore deux semi-remorques arrivés. La différence de niveau et d’ambition se faisait déjà sentir entre les concurrents. Je me suis retrouvé entre trois gros campements. Je suis allé faire un petit tour pour apercevoir la piste et chercher de quoi manger pour le weekend vers midi.

Une fois revenu, j’ai continué à observer ce qu’il se passait autour de moi en gardant en particulier un œil sur le campement d’en face. Ils étaient arrivés après moi et semblaient un peu perdus dans le montage de leurs tentes, mais on sentait qu’ils étaient là avant tout pour passer un bon moment ensemble. Je commençais à préparer mon déjeuner, tout en cherchant une petite brise dans cette chaleur, quand une dame, me voyant seul, s’approcha de mon campement de fortune pour m’inviter à leur tablée.

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Un grand merci à eux : LES BARONS DE L’ODON (Dossard N° 806)

Ce groupe est constitué de familles et d’amis et composé de 8 coureurs accompagnés de 8 personnes. Ils viennent de Baron sur Odon pour la plupart, un village proche de Caen. Les coureurs sont de toutes les générations et sont surtout de bons vivants, on aura bien rigolé en tout cas.

Il est temps pour nous d’aller émarger les listes et de retirer nos dossards et équipements (tels que la puce électronique). On en profite également pour essayer de voir le maximum de bouts de piste possibles, mais surtout vers la passerelle Dunlop pour apercevoir la côte qui était tant redoutée… aucune vue depuis son intérieur, dommage. Nous nous sommes ensuite tranquillement dirigés vers la nuit en parlant course, stratégies, objectifs ou encore comment on pensait que ça allait se passer autour de mon seul repas chaud du weekend : des pâtes bolognaises !

Le Jour-J était enfin-là ! J’étais excité de ce qu’il pouvait se passer. Nous avons passé une nuit un peu agitée au début avec des rodéos de motards qui ont duré jusqu’à minuit et demi environ. Les préparatifs sont prêts, et nous avons rendez-vous à 8h30 sur la piste pour une heure de repérage. Nous avons tous hâte de découvrir la mythique piste des 24h du Mans. C’est aussi l’occasion de faire quelques photos de nous sur la piste, du circuit de manière générale et se balader dans le village pour voir les anciens vélos par exemple.

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Une fois la piste repérée, tout s’est enchaîné très rapidement : les dernières préparations, le briefing, le repas, et nous voilà déjà 14h15 pour la « cérémonie » d’ouverture où nous devons être de l’autre côté du bitume, en face de nos vélos, et ce jusqu’à 15h : départ donné par Luc Alphand ! La course s’est réalisée en plusieurs temps pour moi… une première partie de course très flatteuse, avec quelques frayeurs en assistant à de nombreuses chutes avant d’avoir un coup de pression lorsqu’un coureur eut sa chaîne bloquée en haut du Dunlop (à ce moment-là je roulais en peloton) et désorganisa le groupe en l’évitant, chance que n’a pas eu mon poursuivant en tapant dans ma roue arrière avant de chuter. Sous cette canicule de début de course, j’avais déjà parcouru 250 km à minuit (sans avoir pu rouler beaucoup en groupe malheureusement) et là… le drame.

Les pieds qui commencent à gonfler, des arrêts qui se multiplient, pour finalement aller au lit à 4h du matin : seul moyen trouvé pour rétablir le souci actuel. Tout le reste : la tête, les jambes, tout allait bien. À peine arrivé dans la tente, la pluie faisait son apparition et ce jusqu’au lendemain matin 9h environ où j’ai réintégré les paddocks. 10h me revoilà en piste, avec par chance des roues accrochées dans des groupes et aucune chute sur une piste détrempée bien qu’en train de sécher avec une brève apparition du soleil avant qu’une grosse averse ne revienne à la charge. Mais l’objectif des 500 km est bien loin et je termine ces 24h du Mans avec à peine 12 heures passées sur le vélo et une 41e place sur 63 dans ma catégorie solo avec 92 tours : soit environ 385 km à peine… vraiment déçu de ce côté là mais pour une première fois dans une course d’endurance j’aurais beaucoup appris et je saurais me préparer pour l’année prochaine.

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Dernière nuit au Mans, le camping s’est vidé et le temps sera de nouveau pluvieux en fin d’après midi jusqu’au lundi à peu près toute la journée. Camping quitté à 10h comme le règlement le demandait, j’ai attendu mon covoiturage jusqu’à 13h. Ce dernier ayant du retard, c’est finalement vers 14h30 que nous avons pris la route. Arrivée à la maison vers 23h30, c’est avec une petite mine mais de grands souvenirs que je suis allé me coucher une heure plus tard pour finalement reprendre ma vie quotidienne et le travail dès 6h30 le lendemain…

Merci à tous ceux qui m’ont suivi et encouragé, merci à Guillaume et Danny pour m’avoir aidé financièrement en me sponsorisant une partie de mon projet, merci aux personnes m’ayant prêtées du matériel : Frédéric pour le porte vélo, Nathalie pour la tente, Corinne pour le sac de couchage, Thierry pour l’adaptateur électrique. Et encore une fois merci aux Barons de l’Odon pour votre gentillesse et votre accueil pour tout le weekend au camping du Houx ainsi qu’à tous les coureurs avec qui j’ai pu partager mon expérience, qui m’ont conseillés pour la course et ceux avec qui j’ai pu rouler et discuter pendant ces 24h.

Catégorie : Solo Homme (41e/63)
Distance : 385,02 km (92 tours)

À l’année prochaine !

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