La Bisou 2018

La Bisou 2018

Si l’on met de côté les 24h de l’INSA 2017, La Bisou 2018 sera ma première compétition depuis le 09 octobre 2016. Quasiment 1 an et demi sans compétition. La petite Bisou 2018 (75 km pour 600 m D+) sera donc mon premier repère pour la saison à venir mais également mon premier vrai test pour mon second genou des suites de mes opérations.

Toute la semaine j’ai eu un état grippal et mes vitesses qui avaient un peu de mal à passer. La veille encore j’avais mal au crâne et mes 2 derniers pignons ne passaient plus. J’ai tout de même réalisé un déblocage, mais très light en allant chercher mon dossard. Avant le départ, je m’arrête au stand GF Mont-Ventoux. Nicolas Garcera s’est déjà placé sur la ligne de départ du 141 km. Je resterais à discuter avec Lucie Hiegel, Steph Brost, Tony Dias qui prendront eux aussi le petit parcours de 75 km.  Au niveau santé, tout semble aller mieux, mais je me demande quand même, perplexe, comment allait se passer la course. Je m’engage sur la ligne de départ avec ces 3 cyclistes. Ils ont l’air quand même pas mal affûté et bien forme. Je me suis donc dit que prendre leur roue le plus longtemps possible sera bénéfique pour moi. J’estime que les premiers termineront en 02h environ et moi en 02h30, ce qui serait bien !

Profil La Bisou 2018 75 km

La course commence, il est 09h30. Le départ est très rapide et le peloton a tendance à vouloir se scinder en deux. Je regarde derrière moi, j’aperçois Steph Brost mais quelques centaines de mètres plus loin ça casse derrière moi. Je me faufile pour ne pas rester en queue de groupe, nous sommes environ 150. La cassure s’est belle et bien faite et nous ne reverrons jamais ceux de derrière revenir sur nous.

La montée vers Senissiat arrive. Entre temps notre groupe s’est également coupé en 3. Il y a le groupe de tête qu’on aperçoit au premier virage au dessus de nous, composé d’environ 60 coureurs, et un deuxième groupe juste derrière d’environ 30 coureurs en embuscade. Cette côte est en train de faire la sélection. Aucun des deux groupes n’arrivera à revenir sur celui devant lui… Les relais ne se font qu’avec une dizaine de coureurs maximum, mais ma part de travail va vite s’arrêter !

la bisou 2018

Peu avant Simandre, au kilomètre 27, mon câble de vitesse me lâche ! Par chance, ma chaîne descend sur le 14 dents. Vu le profil de l’étape ça me suffira pour suivre le groupe jusqu’au bout mais je ne pourrais plus prendre le moindre relais. Seulement voilà, Avant Saint Martin du Mont, 2 bosses successives avec de forts pourcentages sont là. Elles ne sont pas longues, mais ça grimpe beaucoup. Je décide de me placer dans les premières positions du groupe au début de la première. Je rétrogrades en milieu de groupe. À peine le temps de récupérer de mon effort que la seconde bosse pointe le bout de son nez. Au sommet je suis dans les derniers, j’ai les jambes en feu à droite de la route. Il me reste encore 25 kilomètres environ et je n’avais pas envie de les faire seul…

J’arrive finalement à accrocher un petit groupe de 5 coureurs qui font la jonction avec le groupe. Je suis heureux, je vais pouvoir terminer dans ce 3ème groupe cette course.

À 5 kilomètres de l’arrivée, des cyclistes qu’on avait pas vu pendant 70 bornes pointes leur bout du nez pour tenter de s’échapper pour jouer un TOP 100 environ. Cela agace les personnes qui ont travaillés ce matin, et décide de les pourchasser. À 2 kilomètres de l’arrivée, j’embarque derrière moi un de ceux qui ont le plus bosser pour essayer de le récompenser quand même un peu. Seulement il n’arrive pas à me suivre. Il reste 1 km, je décide de ne pas jouer ce « sprint » qui me semble d’une part inutile, mais d’autre part pour éviter la chute. Je termine ces 75 km et 600 m D+ à une 122e place sur 392 (31ème de ma catégorie sur 54) en 2:04:55 soit une moyenne de 36,02 km/h. Mon groupe allant de la 92e à la 149e place arrive un peu plus de 11 minutes après le vainqueur du jour qui n’aura donc pas terminé en deux heures mais en 01h53. Nous terminons en revanche à un peu plus de 3 minutes du 2ème groupe de départ. Le premier groupe a quant à lui totalement explosé puisque plusieurs petits groupes se sont formés si l’on regarde les résultats finaux.

Tony Dias et Steph Brost qui termineront contre toute attente (par rapport à ce que je pensais au départ) du coup dans les groupes de derrière, tout comme Lucie Hiegel. Les deux lyonnais me ramèneront finalement sur Lyon. Merci la grève des trains finalement, puisque j’ai pu apprendre à connaître deux nouvelles personnes qui ont la même passion que la mienne. Cela ne s’arrête pas là, puisque nous pourrons rouler par la suite ensemble, étant du même coin de Lyon. Concernant La Bisou, j’ai trouvé que c’était une superbe organisation, de très belles routes, et un parcours très roulant qui me convient parfaitement. Je pense revenir l’année prochaine, mais plutôt sur le grand parcours, on verra bien d’ici là !

Relive ‘La Bisous (petit parcours)’

Diplôme La Bisou 2018

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