La Vaujany 2016

La Vaujany 2016

À peine récupéré de l’Ardéchoise, j’enchaîne cette fois-ci dans les Alpes avec le Granfondo de la Vaujany, un parcours de 182 km avec 4200 m de dénivelé positif (selon mon Garmin Edge 520). Je croise Benjamin OLIVIER, co-fondateur de la première Box pour cycliste Pédaleur accompagné de son père. Je sais pertinemment que Benjamin va jouer les premiers rôles donc qu’il était inutile de chercher à le suivre.

Nous sommes environ 450 à prendre le départ, le temps est couvert mais en montagne c’est normal. J’ai quand même pris mon coupe-vent comme la plupart des participants. Le départ est lancé, et cela va déjà très vite. Nous sommes jusqu’à 70 km/h sur un faux-plat descendant dans un peloton d’environ 120 coureurs. Ceux qui jouent la victoire ou des places sont déjà devant et plus dans notre vision. Arrivé à Séchillienne, première difficulté de la journée, le gros peloton explose dans tout les sens. Les plus costauds partent, les moins costauds se retrouvent derrière. Il y a des petits groupes de partout. Je me retrouve en milieu de paquet dans un groupe de 10-15 coureurs, puis plus les kilomètres passent, plus on se retrouvent seuls. J’observe le profil des cyclistes qui me dépassent, ils sont vraiment affûtés pour la grimpette avec leurs deux cannes qui en font une mienne… Aucun « gros » comme moi ne me dépasse, ça me fait du bien au moral de le savoir. Je me retrouve finalement seul en milieu de col, et une fois basculé en haut, je fais un petit effort pour me retrouver avec un groupe. Au fur et à mesure que l’on descend le groupe s’agrandit, nous voilà maintenant environ 50.

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À Valbonnais je m’arrête 5 petites minutes pour me ravitailler et remplir mes bidons. Je repars avec un petit groupe d’une dizaine de cyclistes. Nous serons finalement environ 20 au pied du Col d’Ornon. La première partie est très roulante, je reste 2 km dans les roues avant que le rythme ne faiblisse. Le vent est assez présent tout de même bien qu’encore faible. Je décide à 6 km du sommet de mettre la plaque et d’accélérer, je sens que derrière ça grimace et finalement personne n’arrive à suivre si ce n’est 2 coureurs qui se tiennent à 30 mètres derrière moi, puis 100 mètres. L’écart se stabilisera et dans mon viseur j’ai un hollandais très sec et fait pour le fort pourcentage. C’est d’ailleurs là que ça se corse. La pente devient plus raide, et je ne suis plus dans mon élément. J’essaye de garder contact avec ce cycliste mais le coup de pédale devient de plus en plus difficile. Derrière les 2 concurrents me rattrapent et me laisse par la même occasion… Deux autres coureurs me dépasseront aussi ensuite. Je monte au train et une fois au sommet, devenu plus roulant, la descente commence. Je rattrape assez vite ces deux derniers cyclistes, assis sur mon cadre (comme Peter Sagan), ils n’arrivent pas à suivre. Un seul coureur prendra ma roue et on discutera pour se relayer dans la vallée car vraisemblablement on ne sera que deux… ça ne nous arrange pas du tout !

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On double deux coureurs avec qui j’avais discuté au sein du peloton auparavant. Je leur dis de prendre la roue pour rattraper les 5-6 coureurs qu’on aperçoit devant. Aucun des deux ne pourra prendre le relais d’ailleurs. Une fois la jonction faite, avec l’hollandais/danois (il n’y avait que eux j’ai l’impression sur cette course) visible sur la photo ci-dessus, on se félicite pour le travail fait depuis le sommet.

La montée de l’Alpe d’Huez commence, nous ne sommes plus que 3, les autres ont lâchés. Je décide de faire tourner les jambes et me retrouvent seul, j’en dépasse quelques-uns mais me fait dépasser aussi par des grimpeurs (même profil des jambes fines; pas de secret). Arrivé à Huez, on rejoint les fameux lacets, et là j’aperçois « Virage n°4 » … Gros coup de blues car je pensais être pas loin du sommet. Je m’arrête et mange pendant quasiment 10 min. J’en avais vraiment besoin. Dominique, le père de Benjamin OLIVIER me dépasse et m’encourage. À ce moment-là je me dis qu’en fait j’avais bien roulé jusqu’à présent ! Une dizaine de cyclistes m’a doublé également pendant cet arrêt. Je repars de plus belle et finalement nous avons tourné à droite et « coupé » les lacets pour arriver à la station (l’altitude reste la même, seulement la pente était vraiment raide…).

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Arrivé au sommet, je rejoins toutes les personnes qui m’ont doublées et me restaure au ravito pendant environ 5 min. Une fois les bidons pleins, j’ai suivis Dominique en direction de la Sarenne. Seulement voilà, le pourcentage au dessus des 8-9% n’est pas pour mon gabarit. Je me fais distancer. Content tout de même de ma montée qui m’a parue longue, j’entame la descente… et quelle descente, dès le début je vois un cycliste au sol se tenant la clavicule sur le côté et un autre téléphone à l’oreille. Je décide de continuer, la prise en charge est en cours. Cette descente est (excusez-moi du terme) la plus dégueulasse que je connaisse. Elle n’est vraiment pas reposante, son revêtement est horrible et son fort pourcentage avec des successions de virages en épingle ne donne droit à aucun répit et aucune erreur ! Je rattrape finalement Dominique au pied de cette pente, et entamons la vallée de l’Oisans avec 5-6 coureurs où des relais se feront assez irrégulièrement.

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Le vent pour le finish est de face, et à 10 km de l’arrivée je perd pied, et lâche le groupe. La route s’élève de nouveau pour la dernière fois. Je garde un visuel sur eux jusqu’à ce qu’on arrive sur le pont du Lac du Verney. Un grand faux plat montant avant les 5 derniers kilomètres à quasiment 9% de moyenne… le compteur affiche une vitesse entre 7 et 8 km/h, j’ai mal au pieds, ils me piquent. Malgré cette souffrance, je continue de pédaler mais une bonne vingtaine de coureurs me dépasseront dans cette dernière difficulté. Au sommet, la ligne d’arrivée. Je termine ce Granfondo en 08h16’31 » et je suis 225e sur 411 au Scratch (36e sur 49 de ma catégorie 18-29 ans).

Je suis heureux tout de même de ma performance, félicité par les deux fondateurs de la Box Pédaleur Mathilde et Benjamin qui fini la course à la 9e place (3e de la catégorie 18-29 ans) mais aussi par Dominique qui a terminé 9 min devant moi. L’apprentissage de la grimpette poursuit son chemin, et de bien belle manière pour le moment grâce aux suivis de mon entraîneur Stéphane COGNET qui me permet de travailler correctement aux entraînements pour mes objectifs de la saison. J’ai réussis à enchaîner l’Ardéchoise et la Vaujany à une semaine d’intervalle, en décrochant consécutivement deux Brevets d’Argent, une belle progression déjà !

UNE BELLE ORGANISATION, BRAVO !

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