Le Raid Du Bugey 2016

Le Raid Du Bugey 2016

Le Raid du Bugey 2016 est pour moi la première course de l’année et surtout une occasion de comparer ma prestation de septembre à La Forestière 2015 et mon niveau actuel après avoir roulé autant que les deux dernières années réunis. J’arrive donc la veille pour être tranquille, m’éviter les imprévus le jour de la course et en profiter pour repérer le Col de Fay (680 m) et le final avec une bosse avant l’ultime descente.

Raid du Bugey 2016

L’objectif que je m’étais fixé au départ, était de coller dans ce Col de Fay avec un groupe afin de basculer dans la vallée pour atteindre sans me fatiguer, la deuxième ascension. Le départ neutralisé d’environ 2km a été très rapide, environ 45 km/h… je me suis dis que ça allait un peu vite et je me suis laissé glisser doucement vers le milieu du peloton car n’étant pas grimpeur ce premier Col me faisait peur, mais aussi mes capacités à tenir toute la course à une allure soutenue. On attaque enfin le Col et à ma surprise j’en dépasse un bon nombre dans les premiers kilomètres qui sont moins difficiles que dans la forêt au milieu de la côte. C’est à ce moment-là que je décide de forcer un peu et j’arrive à coller un groupe d’une dizaine de coureurs avant de redescendre vers Lagnieu. Une belle frayeur dans un virage où j’ai tiré tout droit faute d’une vitesse trop rapide, heureusement je ne suis pas sortie de la route.

Nous serons finalement une quinzaine en direction de la côte d’Ordennaz et à ma surprise une belle moyenne au compteur. J’arrive même à prendre des relais pendant 10 km environ avant de me protéger derrière deux coureurs en vue des 25 km d’ascension qui nous attendait. Très vite le groupe se divise, nous ne sommes plus que 7, la première portion étant difficile. Nous commençons à relayer sur une portion plus plane jusqu’au kilomètre 42 où un coureur se déporte vers la gauche de la route pendant que nous sommes en train de le dépasser. Le 1er coureur passe, le second frotte et les deux chutent. J’étais à ce moment en 3e position, je me suis déporté vers la gauche à ras le champs en pente, puis j’aperçois un coureur du TAC tomber dans le champ, et, celui qui très certainement en avait déjà plein les chaussettes, glisser sur le dos. Finalement les coureurs se relèvent et repartent.

La route s’élève à nouveau, je m’accroche, le cardio est élevé mais je ne ressens pas de douleur. Les efforts vont payer puisque je bascule au sommet avec 2 coureurs du TAC (dont celui qui est tombé) et 1 de Manissieux qui me suis à quelques mètres. Nous rattrapons quelques cyclistes et derrière ça revient aussi. Un groupe d’une douzaine de personnes est alors formé.

En descendant, nous apercevons un autre groupe de la taille du notre devant. Je décide de prendre mes responsabilité et de faire l’effort pour recoller. Derrière ça a du mal à suivre, nous serons finalement 4 à recoller en premier en bas de la descente, avant que le groupe au complet ne fusionne. Nous voilà environ 25 pour revenir en direction de l’arrivée. Je suis étonné de ma forme et j’en profite pour suivre une roue qui à décidé qu’on était trop nombreux. Derrière ça craque, nous voilà de nouveau plus qu’un petite dizaine.

Tout va bien jusqu’à la côte de Lhuis, à 30 km de l’arrivée. Certains coureurs ont profité de cette petite bosse pour prendre quelques mètres d’avance, le vent commençait à souffler et je n’ai pas pu accrocher. Le ravito arrive, je prend une bouteille d’eau en vol et je m’aperçois qu’un coureur du TAC n’a pas réussit à chopper la sienne. Je décide donc de lui donner la seconde moitié. Un geste apprécié et d’autant plus qu’on s’est retrouvé à deux surpris par les autres. Nous savons que ces derniers kilomètres ne vont pas être de tout repos. La pluie commence même à s’y mettre un peu… Nous prenons des relais, parfois court, parfois long. C’était difficile, les jambes commençaient à piquer.

C’est alors qu’arrive la dernière difficulté, la côte de Bouis. Celle-ci je l’avais repéré la veille. Derrière un groupe de 5/6 coureurs s’étaient formé et nous a repris au moment de grimper. Je reste dans une roue puis dans le dernier kilomètre de cette côte je décide d’attaquer pour grappiller des places. J’ai les jambes en feu, mais je me dis que ce sont les derniers hectomètres difficiles car après ça descendait pendant près de 4km. J’en surprend quelques uns, et j’en dépasse même dans la descente. Je me retourne une ou deux fois et je vois que ça roule derrière, je décide d’accélérer mon allure.

Col de Fay - 29 avril 2016 (2) Col de Fay - 29 avril 2016 (3) Col de Fay - 29 avril 2016 

Finalement je prend la 128e place sur 214 et la 14e place sur 17 de ma catégorie 18-29 ans. Une performance qui m’enchante car pour réaliser ces 138km et 2200m de dénivelé positif, je m’étais donné un maximum de 6h30 et un rêve de 5h25. Ce sera en réalité un chrono de 4h46 qui m’aura permis de parcourir cette course à 28,9 km/h de moyenne ! Les entraînements ont payés, j’ai déjà progressé en côte et c’est la bonne nouvelle du jour. Merci à Stéphane COGNET mon entraîneur, de m’avoir prit sous son aile il y a un petit mois déjà. Cela m’a beaucoup aidé alors qu’on en est qu’au début des entraînements ! Je me suis sous-estimé jusqu’à l’arrivée, et cette course me servira de repère pour mes autres événements.

À l’année prochaine sûrement !

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