La Scott – Cimes du lac d’Annecy 2016

La Scott – Cimes du lac d’Annecy 2016

La Scott – Cimes du lac d’Annecy sera la dernière cyclosportive de ma saison. Longue de 136 km, c’est la plus courte des distance dans lesquelles je me suis engagé cette année. En revanche, ses 3320 m de dénivelé positif sont très exigeants sur une telle distance d’autant plus que les choses sérieuses commenceront dès le départ avec la succession du col de Leschaux (897 m) et du Crêt de Chatillon (1660 m) : 25 km à 4%.

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Malade en début de semaine, j’ai beaucoup appréhendé cette dernière cyclosportive. Sachant qu’il allait peut-être pleuvoir j’étais quand même motivé finalement. Cette épreuve est également la dernière du Challenge Cyclo’Tour Rotor (que mon entraîneur Stéphane COGNET remportera), une occasion pour moi d’avoir un aperçu de mon niveau en montagne du coup… mais tout ne se passera pas comme prévu.

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(Le départ est donné dans un paysage époustouflant au bord du lac)

Au moment du réveil, je me suis rendormit et j’ai donc été pressé quelque peu par le temps. J’ai mangé une banane et un biscuit en guise de petit déjeuner… plus tard je le paierais mais ça je ne le savais pas encore. L’administration, l’échauffement et la causerie habituelle passée, nous voilà en place pour le départ. L’environnement est magnifique, pas de pluie en vue mais du brouillard en haut des montagnes. Il ne fait pas chaud, j’opte tout de même pour un cuissard et maillot court.

Pendant le départ fictif, j’en profite pour monter à hauteur de mon entraîneur (porteur du maillot de leader) pour échanger quelques mots. On ne restera pas longtemps ensemble comme vous l’imaginez mais c’était une belle image puisque c’était la première et seule course où nous étions engagés sur le même parcours. Je croise également Vincent Kerdra « Contador » rencontré aux 24h de l’INSA 2016, Jean-Luc Peyrachon que je ne vous présente plus mais aussi 2 autres coureurs du Tour de l’Ain 2016.

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La pente pour aller au Crêt de Châtillon donne un panorama magnifique. Les pourcentages ne sont pas violent mais l’écrémage se fait tout au long de l’ascension. Au moment de baculer je suis dans un groupe de cinq ou six personnes, mais dans la descente je sème assez facilement ce groupe en dépassant de nombreux cyclistes prudent dans cette descente détrempée et sinueuse, d’autant plus qu’un brouillard se mêle à ces éléments et rend la visibilité extrêmement réduite. Arrivée dans la vallée, j’ai les jambes toutes humides et l’Embrocation Siamoise que je n’ai pas mise du fait de mon retard commence à se faire ressentir… Une fois dans la vallée j’arrive à accrocher un groupe d’une quinzaine de personne. Personne ne prend de relais à part moi et un autre cycliste. On s’agace un peu et pendant 5 minutes nous serons 5 à faire des courts relais. Puis de nouveau nous serons que deux… Avant Lescheraines dans une portion descendante je me détache à la trajectoire. Je décide d’appuyer un peu comme aucune entente ne se faisait puis me relève quelques kilomètres plus loin en voyant que ça s’organise… oui, ça s’est organisé mais pour me rattraper seulement car une fois réintégré ce groupe, rebelote, aucune entente !

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S’enchaîne ensuite le Col de Plainpalais (1173 m) long de 12,5 km à 4,7 %. Comme dans chaque col je m’arroche comme je le peux, j’essaye de travailler mon coup de pédale pour éviter de faire l’élastique mais dans une portion un peu plus pentu je lâche prise au milieu du col. 2 km plus loin… c’est la fringale. Je sais qu’il y a un ravito dans 4 km, mais 4 km quand t’es vidé c’est long… très long… Je vais perdre 20 minutes dans cette portion. Arrivé au sommet, je me suis arrêté (moment où Jean-Luc me dépasse) au ravito de l’organisation que je remercie d’ailleurs car très il était bien garnit… mais j’ai de nouveau laissé filer 20 minutes. Je repars avec une chute d’environ 40 places au classement mais je vais mieux, je suis moralement mieux aussi car ça n’allait vraiment plus du tout de ce côté là non plus, surtout quand t’es frustré d’avoir commis une erreur ridicule.

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Bref, dans la descente j’en rattrape certains puis dans le Col des Prés (1135 m) long de 9 km à 6,8% j’essaye de ne pas me mettre dans le rouge mais c’est difficile. Pensée partagée par les coureurs que je dépasse qui essayent de tenir ma roue. J’arrêtais pas de me parler, de m’encourager, de me dire qu’une fois au sommet le final était pour moi. J’avais entendu dire que les derniers kilomètres étaient plus roulant, je décide donc de descendre de quelques dents et d’emmener du plus lourd lorsque j’ai vu que la pente diminuait. Les deux cyclistes derrière moi craquent, et je me suis lancé dans un contre-la-montre de 45 km pour limiter la casse. J’ai tout donné pour ne pas avoir de regret, c’est ma dernière cyclo de l’année et j’ai connu ma première fringale, il faut finir sur une bonne note. Les mains en bas, le corps en avant et la vitesse moyenne augmente. Je rattrape un paquet de coureurs et dans les derniers kilomètres pour redescendre sur Saint-Jorioz, 3 coureurs restent dans ma roue. Au moment où je me pose la question de savoir où était l’arrivée, dans un virage à droite, je les voient me dépasser. Je tente de revenir au train quand j’aperçois l’arche… trop tard ils ont sprinté pour être dans le TOP 130 (rire).

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Je termine pour ma part 133ème sur 224 et 22ème sur 26 de ma catégorie 17-29 ans en 05:45:43.38. J’ai vraiment bien regagné du temps car seul je reprend presque un quart d’heure à Jean-Luc par exemple qui termine 7 minutes devant moi. Ça me servira de leçon, moi qui me demandais si les petit-déjeuners que je prenais avant les cyclosportives étaient corrects, eh bien maintenant j’ai ma réponse. Je connais encore plus les limites de mon corps et il ne m’aura pas manqué grand chose pour atteindre mon objectif qui était d’arriver en 05:00 environ.

Classement complet de la cyclosportive

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