Supergranfondo Galibier-Izoard 2018

Supergranfondo Galibier-Izoard 2018

La première édition de cette Supergranfondo Galibier-Izoard s’annonce prometteuse. S’élancer de Valloire, enchaîner les cols du Galibier (2642m), du Lautaret, Guillestre, le Col d’Izoard (2360m) avec une arrivée par son autre versant au sommet du col du Galibier 2 652m est un bon défi en prévision de mes futurs événements. Mais tout ne se passera pas comme prévu…

Ma semaine s’est très mal passée. J’ai attrapé une grippe estivale (courbatures, fièvres, fatigue…) et par conséquent je n’avais vraiment pas envie de faire cette course. Je m’étais engagé et en plus c’est avec mon binôme Stef Broste que je devais faire cette course. On s’engage finalement sur le mediofondo (73 km pour 2.500m D+) et on évite le col de l’Izoard. Je lui dis que je ferais le départ, et en fonction de mon état je verrais pour rebrousser chemin, peut-être juste faire la montée du Galibier seulement…

Supergranfondo Galibier-Izoard 2018 - Profil

2018 - MEDIOFONDO GALIBIERLe départ est là, nous sommes à peine une soixantaine selon nos estimations (70 classés d’après le classement). Nous sommes surpris du manque de coureurs mais également par le fait que nous n’ayons vu aucune voiture ouvreuse par exemple. Étrange. Les premiers partent fort, nous montons à notre rythme. Nous dépassons quelques personnes et après quelques kilomètres, j’ai encore des traits de courbatures mais ça va dans le mieux. Je décide de faire entièrement ce parcours mediofondo. Nous avons discuté avec quelques personnes durant la montée. Je connais ce col pour l’avoir fait en 2016 à la Serre-Chevalier dans un tout autre contexte. Je sais qu’il est quelque peu irrégulier mais surtout assez long avec un final de deux kilomètres difficiles à partir du tunnel avec une moyenne de 10%.

2018 - MEDIOFONDO GALIBIERFinalement tout s’est bien passé et malgré mon faible état physique j’ai gagné 20 minutes sur mon temps d’il y a deux ans de Valloire au sommet du Galibier. Je n’avais pas le même nombre de kilomètres ni même 3.000m de dénivelé positif avant et surtout, je ne suis pas partit du bas (Saint Michel de Maurienne) et donc évité le col du Télégraphe. Je ne sais pas trop comment me situer du coup avec ma fin de grippe.

Bref, l’ascension a été plus rapide que je ne le pensais, au sommet un peu de vent mais vers 09h il faisait pas très chaud. Je décide de basculer immédiatement tandis que Stéphane s’arrête le temps de mettre un coupe-vent. On fait une descente assez rapide et à 3 kilomètres du bas nous voyons les premiers déjà sur le retour. On a le temps de jauger un peu nos positions du coup.

Demi-tour au rond point et Stéph veut s’arrêter au ravito. Je n’en avait pas spécialement envie mais je me dis que je peux prendre un truc ou deux dans mes poches au cas où. Je crois que le monsieur qui gérait le stand n’attendait personne car rien était prêt… On repart avec une dizaine de place perdues.

Supergranfondo Galibier-Izoard (Mediofondo)Les jambes tournent bien et nous en rattrapons quelques-uns. La signalisation n’était pas top, dans l’ascension finale peut-être 3 panneaux : arrivée 8 km, 4 km, 2 km… je cherche toujours à comprendre pourquoi ces distances… Les carrefours n’avaient pas forcément de personnes pour assurer la sécurité, mais après vu le parcours ce n’est pas le principal défaut de cette cyclosportive organisée par l’un des plus gros noms d’organisme événementiel du cyclisme : Grand Trophée France. L’arrivée est là, je vois mon binôme qui m’attend depuis 3 minutes pour quelques photos. On voit une camionnette indiquant les personnes qui franchissent la ligne d’arrivée et c’est tout. Bon ok, que ce passe-t-il maintenant ? Je vois des personnes redescendre, j’en vois d’autre prendre des photos, bref ça sent un peu l’amateurisme pour le coup.

2018 - MEDIOFONDO GALIBIEROn se dirige vers le panneau pour faire une photo, quand nous croisons une personne de la sécurité. On lui demande si il peut prendre la photo, qu’il accepte volontiers en nous demandant si on a récupéré nos médailles. On se regarde avec Stef, puis on se dirige vers la table officielle. Un homme nous passe la médaille en nous félicitant. Au final, nous sommes assez septique et nos craintes se confirmeront au village départ.

La descente a été très compliquée pour moi. Mes courbatures, la fatigue… j’avais du mal à tenir le cintre. Jamais j’ai trouvé une descente aussi longue, et jamais j’ai été aussi heureux d’en finir de descendre. Au village départ, une scène, et une speaker qui parlait…. à personne. L’espace prévu devant la scène était vide. Nous allons récupérer notre « repas » : un sac en kraft avec une boite de pâtes tiède, une barquette de taboulé ou de carottes râpés, une portion de camembert et une compote à boire.

Pour le prix de l’engagement c’est limite… heureusement qu’un maillot était là pour rattraper le coup, un maillot très convenable cela-dit. Je pense que le paysage qui n’est pas lié à eux rattraperont tout cela aux yeux des personnes, mais moi j’en garde pas un bon souvenir de cette organisation.

Au niveau du classement, je fais 38/70 au scratch en 04:12.47 et 11/14 dans la catégorie 18-29 ans. Malgré tout, j’ai été content car je m’attendais à subir plus qu’autre chose sur cette épreuve. Plus ça va et moins j’ai envie de m’engager sur des courses « Grand Trophée » qui veulent s’étendre mais dont la qualité baisse considérablement.

Classements complets

Relive ‘Supergranfondo Galibier-Izoard (Mediofondo)’

http://wilfried-thomas.fr/wp-content/uploads/2018/07/Dipolôme-Supergranfondo-Galibier-Izoard-Mediofondo.jpg

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